Sur le chemin de randonné menant du Mont-Dore au Puy de Sancy (voir billet du 21 avril 2023) on passe a proximité de cette via dont je n'avais pas connaissance, absente du livre qui me sert de référence. La marche d'approche n'est pas piqué des hannetons, et c'est déjà bien entamé physiquement que je l'ai abordé vers 12h30. Il faut dire que ce matin vers 08h00, j'avais déja fait celle de Lignerolles, à 120km du Mont-Dore.
Pas piqué des hannetons :
Cette expression est apparue au début du XIXe siècle et tire son origine du monde paysan. Le hanneton est en effet un insecte bien connu des agriculteurs, qui a l’habitude de faire des ravages dans les exploitations, en s’attaquant tout particulièrement aux céréales. Extrêmement vorace, cet animal détériore les plantes en y faisant de nombreux trous, au point de les rendre impropres à la consommation. A l’époque, il était donc courant, lorsqu’un vêtement ou un meuble en bois était troué ou très abîmé, de dire qu’il était «piqué des hannetons». A l’inverse, «pas piqué» signifiait qu’il était en très bon état, parfaitement entretenu. Par extension, cette locution s’est rapidement appliquée à tout ce qui était sans défaut, notamment un individu. Puis, à partir du début du XXe siècle, l’expression a légèrement évolué. Elle a donc fini par désigner ce qui est resté dans son état d’origine, naturel. Ainsi, pour un commentaire négatif, «pas piqué des hannetons» a permis de représenter une chose excessivement brute, manquant de finesse.
Dans la même logique, on peut utiliser la locution «pas piqué des vers».





















